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Principe de Réalité Objective

« Même si c’est la même fenêtre, tous ne voient pas la même chose. La vue dépend du regard » Alda Merini, femme de lettre, considérée comme la plus grande poétesse italienne du XXème siècle.




En sophrologie, cette phrase renvoie au second des 4 principes fondamentaux de la sophrologie : le principe de réalité objective.


Pour cela, il s’agit d’avoir une connaissance de soi, de ses valeurs, de ce qui nous fait nous mouvoir, de ce qui nous fait agir, réagir aussi.


Ce n’est pas étonnant que ce principe soit derrière celui de l’intégration du schéma corporel. Le premier principe nous permet de mieux nous connaître. Par la pratique de la sophrologie, nous développons une connaissance de notre corps, de nos limites. Nous reconnaissons davantage nos émotions et nos besoins qui sont derrière. Nous sommes de plus en plus à l’écoute que ce qui nous habite, de qui nous sommes et vers quoi nous voulons aller.


Le terme « réalité objective » ne consiste pas à dire qu’il y a une réalité vrai que l’on peut avoir par la pratique de la sophrologie. Les sophrologues et ceux qui pratiquent la sophrologie n’ont pas LA connaissance de La réalité VRAI. La réalité objective nous permet de voir les choses au plus près de ce qu’elles sont et non comme nous pensons qu’elles sont ou qu’elles devraient être.


La nécessité de connaître ses valeurs, de savoir ce qui nous anime devient plus évident alors. Selon qui nous sommes, d’où nous venons, quels sont nos bagages éducatifs, émotionnels, affectifs, culturels, le regard n’est pas le même.


Lorsque nous cherchons à travailler sur soi dans un objectif particulier, le principe de réalité objective nous incite à différencier ce qui est lié à nos valeurs de ce qui vient d’un état de situation. C’est la différence entre la fenêtre et le regard.


D’un point de vue social, le principe de réalité objectif est intéressant dans les interactions. Si nous développons notre capacité à mieux connaître nos valeurs, nous sommes plus facilement enclin à reconnaître qu’elles ne construisent pas LA réalité. Ainsi, nous sommes amenés à considérer l’Autre et ses valeurs autrement. C’est la différence entre la fenêtre et les regards.


Regarder un tableau dans son ensemble, le décrire d’une façon factuelle : couleurs, présentation de personnages, d’objets, type de paysage… consiste, métaphoriquement, à mettre en application le principe de réalité objective. Puis dire ce que l’on ressent en regardant ce tableau, l’ambiance qui en ressort, exprimer ce qui nous traverse en le regardant, partager ce que semble dire, vivre, ressentir le.s personnage.s qui sont sur le tableau consiste, toujours métaphoriquement, à se pencher sur ses valeurs, la connaissance de soi. Entendre et être à l’écoute de la parole de l’Autre dans la description complète du tableau consiste à accepter que l’Autre n’a pas les mêmes valeurs que Soi. Nous sommes alors sans jugement de valeurs, simplement dans l’écoute de ce que l’Autre voit. Cela nous permet aussi, de mieux se connaître, savoir ses limites, et développer son regard pour le faire évoluer.


Prendre conscience et vivre le principe de réalité objective fait prendre du recul aux différentes situations. Il nous fait prendre conscience de nos limites, de ce que nous sommes près à accepter de l’Autre, de Soi. Il nous permet de percevoir si et comment nous voulons changer. C’est pour cela que le principe qui suit celui de la réalité objective est la principe d’action positive.


La sophrologie psycho-comportementale, courant auquel j’appartiens, peut être un accompagnement ponctuel dans l’atteinte d’un objectif personnel. En tant qu’accompagnante, je pose alors mes lunettes le temps des séances ; il serait faux de dire que je pose mon regard. Ainsi et par une première séance où je tente de prendre une paire de lunettes au plus près des vôtres, par une anamnèse rigoureuse, je m’approche au plus près de votre regard afin de faire un accompagnement personnalisé.


Un.e sophrologue accompagne dans la direction que l’accompagné souhaite aller sans jugement avec bienveillance. Un.e sophrologue ne conseille pas, ne décide pas de l’objectif à atteindre. Un.e sophrologue transmet, partage une pratique de la sophrologie afin de permettre à l’accompagné.e d’être dans les meilleures conditions qu’il soit possible pour se réaliser pleinement.





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