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Bien dormir,


On sait maintenant que le sommeil est déterminant pour notre santé de façon très large. Il a également un impact sur le développement cognitif dès le plus jeune âge, sur la stabilité émotionnelle, sur la mémorisation… Il est donc important de prêter attention à notre sommeil (de la somnolence au sommeil paradoxal) qui correspond en moyenne à 1/3 de notre vie !


On sait, en général, que le sommeil du nourrisson à l'adolescence est très important. Et il en va de même pour l'âge adulte et pour le sommeil de nos aînés. C'est pourquoi je vous partage ce tableau récapitulatif des besoins en fonction des âges. De toute évidence, le temps de sommeil chez les plus jeunes est morcelé entre siestes et nuits. Il arrive qu'à l'âge adulte, certains fassent des siestes également Lorsqu'on avance dans l'âge, les siestes redeviennent une nécessité, car le sommeil est de plus en plus morcelé à nouveau ; et ça, on n'y prête pas forcément attention. Savez-vous pourquoi c'est après 65 ans que nous avons en moyenne un peu moins besoin de sommeil ? Je vous en parlerai plus bas.

Mais, déjà prenez le temps de voir si votre temps de sommeil est au moins dans la moyenne « acceptable ».



https://www.objectifsante.mu/fr/sante/dossiers-sante/sommeil-neurobiologie/le-sommeil-une-duree-ideale-pour-tous


Le nombre d'heures de sommeil en continue est important afin que le cycle du sommeil soit efficace. Il est constitué de 3 stades ainsi que du sommeil paradoxal, phase où les rêves sont les plus construits, intenses. Avec le tableau ci-dessous, vous pourrez voir à quoi correspond un cycle de sommeil sur une nuit de sept heures.



https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/sommeil


La durée d'un cycle de sommeil varie en fonction de l'âge, de chaque individu ainsi que son mode de vie ; de plus rien est immuable. Pour autant, connaître les mécanismes d'un « bon » sommeil permet de se rendre compte de la qualité du nôtre. Si vous souhaitez en savoir plus sur chaque stade du sommeil et de leur importance, je vous invite à aller sur le site de l'Inserm.


Je souhaitais attirer votre attention sur l'importance de mettre en parallèle les connaissances sur le cycle du sommeil et notre mode de vie individuel. Pour exemple, je vous ai dit plus haut que passé 65 ans (en moyenne), notre temps de sommeil était le plus court de notre vie et également morcelé. Savez-vous pourquoi ? Si vous regardez le 1er tableau, il y a en fait très peu de différence avec le temps de sommeil à l'âge adulte et chez les plus de 65 ans. Mais c'est sur la répartition du sommeil sur 24h qu'il y a un changement. Il arrive que les personnes, passé 65 ans, disent mal dormir. Et, en effet, si l'on prend en considération les recherches à ce sujet, on apprend que le stade du sommeil paradoxal diminue très fortement, voir disparaîtrait arrivé à un certain âge. Il est donc tout à fait compréhensible que les nuits soient plus courtes, voir que des phases d'éveil apparaissent d'une demi-heure à une heure pendant la dite-nuit. Tout cela pour vous montrer combien il est important de prendre en compte le cycle du sommeil en fonction de son âge et de son mode de vie.

Une fois notre âge pris en considération, il faut ajouter les temps de travail décalés, les événements de la vie (naissance, opération, partiels, déménagement, deuil…), le contexte sanitaire également. La santé physique et mentale a également un impact sur le sommeil ; autant que le sommeil a un impact sur l'état de santé de façon globale. De nombreuses études ont montré que pour avoir une bonne qualité de sommeil, il y a déjà des petits gestes faciles (en théorie) à faire :

  • éviter les boissons considérées comme des existants à partir de 15h (en moyenne)

  • ne pas pratiquer le sport le soir

  • éteindre les écrans une heure avant le couché

  • se coucher à heure régulière

  • la température de la chambre est recommandée à 18/19°C …

Comme je vous disais, des petits gestes faciles en théorie ! Personnellement, hors de question que ma chambre soit en dessous de 20°C !


Il y a un autre point aussi essentiel est à prendre en compte, c'est savoir repérer et écouter les signaux du sommeil pour aller dormir. Souvent, nous les connaissons :

  • bâillements

  • yeux qui « piquent », qui se ferment tous seuls

  • difficulté à se concentrer

  • température du corps qui refroidi, frissons

  • somnolence

  • une sensation de nuque lourde/tendue…

Mais souvent, nous ne les écoutons pas.


C'est à ce moment-là que la sophrologie trouve sa place. La pratique de la sophrologie permet en effet de trouver un équilibre harmonieux d'apaisement du corps et de l'esprit (ou le mental si vous préférez). Elle permet une bonne connaissance de soi, une écoute de soi ; un point essentiel pour préparer un rituel d'endormissement adapté à SOI. Car avoir les connaissances théoriques pour un bon sommeil, ne suffit pas.

Pratiquer la sophrologie, « prendre » des séances de sophrologie, permet de prendre un temps où l'on se recentre sur soi. Nous sommes loin ici du regard narcissique, mais plutôt sur un regard intérieur, une écoute du corps qui permet de se libérer des pensées parasites, des ruminations. En tant que sophrologue, nous utilisons des techniques spécifiques en fonction des besoins du moment de la personne que l'on accompagne. Mise à part l'utilisation de ces techniques, c'est surtout un cheminement qui s'opère d'abord lors des séances, en cabinet, et surtout en dehors, entre chaque séance. En effet, notre travail consiste à vous transmettre la pratique de la sophrologie en adéquation à votre écologie.

Concrètement, lorsqu'une personne pousse la porte du cabinet avec un problème de sommeil, voici à peu près ce qu'il se passe :

  • Il y a d'abord la rencontre et la découverte de l'univers de celle-ci.

  • Ensuite au travers d'exercices de respiration, de relaxations dynamiques, de visualisations… la personne va redécouvrir son corps autrement. Dans notre jargon, vous entendrez souvent les sophrologues dire qu'il y a une tendance à être trop souvent dans notre tête et pas assez dans notre corps dans notre société où il faut aller toujours plus vite. Cela correspond au fait de ne pas assez écouter les fameux signes de fatigue par exemple.

  • Il arrive ensuite que l'on travaille sur certaines croyances limitantes comme par exemple « je n'arriverai jamais à m'endormir avant deux heures du matin. Je n'ai jamais réussi, donc cela ne changera pas. »

  • Au fur et à mesure, des changements s'opèrent toujours au rythme de la personne, elle qui reste la boussole du travail effectué.

  • En enrichissant la transmission de la pratique de la sophrologie à l'accompagné.e, nous lui permettons d'être acteur dans les changements qu'il/elle souhaite.

  • On arrive alors vers la fin de l'accompagnement où l'on termine par élaborer ensemble un rituel d'endormissement. Je dis « on » car effectivement, en tant que sophrologue, je suis là pour mettre en forme le rituel. Mais celui-ci, comme vous le pressentez peut-être, est fait surtout par l'accompagné.e.

  • C'est avec tout ce bagage sophrologique que la personne pourra alors de façon autonome pratiquer à son tour la sophrologie dans son quotidien ; avec des techniques qui lui correspondent. Libre à elle, de revenir en cabinet pour autre chose ou encore pour le plaisir de refaire une séance guidée.

Ici, nous sommes dans une démarche à la fois positive, active dans la bienveillance, le respect du cadre de vie de l'Autre et sans jugement.



Si vous souhaitez améliorer votre sommeil, n'hésitez pas, à votre tour, à pousser la porte du cabinet en présentiel ou en visio, je vous accueille pour un accompagnement à votre rythme.


Virginie Michault, sophrologue.

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