Rechercher

Les émotions, messagères de notre corps.



« Apprendre à gérer ses émotions » : un abus de langage, un raccourci, une réponse à une demande sociétale, une généralisation d'une expression erronée employée trop facilement dans le jargon des disciplines liées au bien-être.

Alors que les émotions sont de simples messagères de notre corps, elles sont sacralisées par notre société pour les vider de leur but premier. Nous leur prêtons presque des pouvoirs qu'il faut alors contrôler, maîtriser, modérer, pire réguler, réprimer ou vaincre ! Il y a des émotions socialement plus acceptables que d'autres : la joie tant qu'elle n'est pas trop débordante, la tristesse si cela ne dure pas trop, la peur si elle semble raisonnable, le dégoût tant que cela fasse référence à la pensée commune. La colère reste l'émotion la moins acceptée dans notre société. C'est celle que l'on apprend vite à refouler dès le plus jeune âge. D'ailleurs, ne dit-on pas « se mettre en colère » comme si la colère, comme toutes les autres émotions d'ailleurs, était un état choisi.

Pourtant le messager est celui qui transmet une information, un ensemble de données auprès d'un réceptacle afin que celui-ci lise lesdites données. L'émotion par ses caractéristiques transmet un besoin à entendre, à comprendre, à satisfaire. Pour cela, l'émotion génère des réactions physiologiques dans tout notre corps. La seule intention que l'on peut donc prêter à une émotion est celle de transmettre une information concernant un besoin.

Pour reconnaître de quel besoin il s'agit, il faut au préalable reconnaître l'émotion. Et des fois, je dirai même souvent, il y a plusieurs émotions ressenties en même temps. Chaque émotion est composée de signes plus ou moins nombreux, d'intensité variable, qui sont de plus des fois communs à plusieurs émotions. Démêler alors les signes, que je nommerai symptômes, afin de nommer les émotions est une première étape nécessaire.


Les émotions et certaines de leurs manifestations.

La pratique de la sophrologie permet de clarifier et de faire le lien entre les symptômes

physiques et les émotions en prenant le temps de se (re)connecter à son corps. Prendre le temps d'écouter son corps, c'est reconnaître de plus en plus rapidement ces émotions et derrière le/les besoin.s qui y sont rattachés.


Les émotions et quelques besoins.

Et plus vite, nous reconnaissons nos émotions, plus vite le message est pris en compte. Ainsi nous évitons le bouchon d'émotions, l'accumulation, le risque de trop-plein qui augmentent de ce fait les symptômes et génèrent un stress. Stress qui à son tour, trop intense finit par engendrer des difficultés dans son quotidien, des comportements à risques/inappropriés, voire des maladies.

Apprendre à reconnaître ses émotions et non chercher à les gérer, c'est mieux se connaître. La sophrologie permet cette meilleure connaissance de soi en passant par une pratique douce, à son rythme. Elle nous invite à nous recentrer sur nous, à nous observer dans notre environnement, à percevoir ce qui nous fait ressentir telle ou telle émotion et à reconnaître les besoins qui sont derrière.

Enfin la sophrologie permet également de pallier à un besoin que l'on ne peut pas forcément exprimer sur le moment. Nous n'avons pas tous dans notre environnement un punching-ball quand nous avons besoin de taper. Nous ne pouvons pas toujours nous isoler quand nous le souhaitons. Nous ne pouvons pas faire des blagues dans un moment inapproprié. Nous ne pouvons pas toujours exprimer nos pensées dès que nous le souhaitons ...

Je vais prendre un exemple qui peut parler à beaucoup d'entre nous. Au travail, il peut arriver que vous ne soyez pas toujours d'accord avec votre supérieur. Mais, vous n'êtes pas décisionnaire sur certaines choses. De plus, vous avez besoin de ce travail, vous ne pouvez pas le quitter quand vous le souhaitez. A certains moments, vous pouvez ressentir de la colère, voir du dégoût. Les émotions peuvent se décliner : frustrations, agacements, exaspération.... Le besoin de quitter son travail doit être une décision qui se prend avec réflexion et doit se préparer. Cela correspond à un des quatre grands principes de la sophrologie : le principe de la réalité objective ; être réaliste pour ne pas se mettre en danger. Lorsque nous ne pouvons pas répondre immédiatement à un besoin tel que nous le souhaiterions, les outils de la sophrologie évitent l'accumulation d'émotions et donc le stress qui en découle.

Vous avez connu ou vivez une situation similaire, vous souhaitez en savoir plus sur les outils de la sophrologie.

Contactez-moi par téléphone au 0766673438 ou par mail virginiem.sophrologie@gmail.com

Virginie Michault, Sophrologue.

Article écrit le 19 Mai 2020

Merci à Mélanie pour son partage de ce matin sur Instagram qui m'a inspirée.

5 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout